Les Rafales du 1/7 effectuent leur première sortie à l'étranger à l'occasion de ce stage chez nos amis belges.

Deux belles lignes d'avions de chaque côté du taxiway "TLP" ...

Il ne manque que les Eurofighters qui sont stationnés à une extrémité de la base, à l'abri sous de discrètes hangarettes ...

TLP est un stage destiné aux équipages de l'OTAN. Le "Flying course", module de TLP, consiste à entrainer les personnels navigants à la préparation et à l'exécution de très gros vols d'ensemble.

La difficulté croissant tout au long des quatre semaines de stage, la fatigue et le stress se font de plus en plus perceptibles, y compris pour les mécaniciens soumis comme tous à de nombreuses contraintes.

Lors de cette édition, huit nations étaient représentées :

     - l'Italie avec deux AMX et deux F-16,

     - la France avec deux Rafale F2.2 , deux Mirage 2000N et deux Mirage 2000 RDI,

     - Le Royaume Uni avec quatre Jaguar et deux Typhoon (Eurofighter),

     - L'Allemagne avec quatre Tornado,

     - Les Etats Unis avec trois F-15C,

     - La Norvège avec quatre F-16,

     - La Grèce avec deux Mirage 2000,

     - La Belgique avec de nombreux F-16.

Des moyens externes à TLP étaient également engagés : AWACS, avions de brouillage offensif, ...

Conformément aux exercices OTAN, à TLP deux camps s'affrontent sur un théâtre d'opérations fictif allant de l'Allemagne à l'Ecosse : les "Blue" et les "Red".

Les "Blue" constituent un ou plusieurs raids ayant un objectif à atteindre chez les "Red" : avions d'attaque au sol ou de reconnaissance protégés par des chasseurs.

Les "Red" ne comptent que des avions de défense aérienne dont le seul but est d'arrêter les raids "Blue".

Les Rafale étaient intégrés parmi les "Blue", autant pour leur capacité d'attaque au sol que pour leur capacité de défense aérienne. Les Typhoon, quant à eux, étaient "Red".

Dès les premières préparations, la possibilité qu'à le Rafale de traiter jusqu'à six objectifs simultanément (AASM) a été unanimement appréciée.

Il est vrai que d'autres appareils sont capables de tirer plusieurs DMPI (Desired Mean Point of Impact) mais pas en si grand nombre pour chaque avion et pas simultanément.

Mais quand on a aussi la capacité de faire de l'air-air, alors ...

Partager ses connaissances, son expérience et faire preuve d'imagination, voilà le mot d'ordre à TLP. Des échanges enrichissants pour tous, pilotes, navigateurs et mécaniciens.

Pour ceux qui spéculaient sur un "affrontement" Rafale - Typhoon, sachez que ces derniers ne se sont pas approchés de nos avions. En revanche, les discussions entre les équipages français et anglais montrent une grande similitude entre les machines et les méthodes de travail.